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Burkina Faso

Le contexte

Depuis un demi-siècle, la désertification avance dans la région sahélienne de l'Afrique (en dessous du désert du Sahel). Ce problème majeur a pour conséquence la sécheresse des terres qui ne sont plus cultivables. Ce phénomène contribue à augmenter la pauvreté dans les pays comme le Burkina Faso.
Les causes principales de l'avancée du désert sont les aléas climatiques qui évoluent constamment ainsi que l'activité humaine qui détériore sans cesse les ressources environnementales.

En effet, depuis plusieurs années, on constate une forte diminution de la pluviométrie, une nappe phréatique qui s'épuise mais également un appauvrissement des sols qui ne produisent plus en quantité et en qualité suffisantes pour nourrir toute la population. En outre, la croissance démographique pousse les agriculteurs (80% de la population active du Burkina Faso) à surexploiter leurs terres car les espaces agricoles sont de plus en plus petits. De plus, la savane arborée du pays se réduit constamment car les populations ont besoin de bois de chauffe qu'ils coupent pour la construction de leur maison ou encore pour la cuisson de leur nourriture. Enfin, s'ajoute à cela la divagation des animaux qui ne sont pas dans un enclos et qui ont donc tout le loisir de se nourrir avec les jeunes pousses des arbres.

Le couvert végétal se détériore, les sols s'érodent et les terres deviennent arides et stériles, ce qui entraîne une fragilisation de la sécurité alimentaire principalement au niveau de la population rurale.

Il est donc urgent de lutter contre le fléau de la désertification et c'est dans contexte que le ICHEC Housing Project intervient avec l'aide des étudiants.

Le projet de développement

Notre participation s’inscrit donc dans la lutte contre la désertification et l’insécurité alimentaire (accès à l'eau). Pendant l’année, une partie du montant que les étudiants auront collecté sera consacrée d’une part à la mise en place de projets comme la construction de forages, puits, retenues d’eau dans les villages, latrines, ou encore la mise en valeur de périmètres maraîchers, etc. Une fois sur place, les participants avec nos partenaires burkinabés, planteront des arbres. Ces derniers contribueront à ralentir l’avancée du désert.

Les arbres qui sont plantés au Burkina Faso sont des eucalyptus "camadelensis". Pourquoi? Les sols sur lesquels nous reboisons sont en général déjà très dégradés et non cultivables; les arbres fruitiers ne pourraient que très difficilement y tenir ; ou peut-être au prix d’un suivi soutenu des villageois nécessitant beaucoup d’eau et de temps… et en général les deux manquent pour cela.

Les eucalyptus n’ont pas besoin de beaucoup d’eau ni d’entretien. Par ailleurs, la divagation du bétail n’est pas vraiment un problème avec l’eucalyptus car en général, le bétail n’aime pas beaucoup ses feuilles. De plus, il a l’avantage de pousser rapidement et de produire de nouvelles ramifications lorsqu’on le coupe. Il permet donc de lutter contre la déforestation causée par la coupe intensive du bois (apport de bois pour la cuisine, pour la construction, etc.) et de manière globale contre la désertification qui avance en Afrique subsaharienne. Il a également des propriétés médicinales que les villageois peuvent utiliser. Parfois, sur des terrains plus cultivables, nous plantons d’autres types d’arbres comme des « numiers ». Ces arbres ne dégradent pas les sols et sont mieux adaptés à la culture. Avec nos partenaires, nous tentons donc d’évaluer au mieux le type de sol à reboiser avant de choisir le type d’arbre à planter. A certaines occasions, nous plantons quelques arbres fruitiers près de l’école. Ce sont les élèves qui s’en occupent au quotidien et qui profitent de leurs fruits (des manguiers principalement).

Certaines années, nous participons également à des chantiers ponctuels comme la rénovation d'écoles ou garderies dans les villages ou la construction d’un « centre d’accompagnement et de formation à l’auto-emploi » à Koudougou. Ce projet a été lancé en 2014 par notre partenaire GEFED afin de favoriser la création d’emplois et de revenus en formant aux techniques agricoles et d’élevage mais aussi en accompagnant de futurs entrepreneurs. Il consiste à construire une ferme-école en élevage, un site de démonstration en irrigation spécialisé des champs (goutte à goutte, système californien, etc.) et une pépinière d’entreprises. L’objectif final est de lancer des entrepreneurs qui n’ont pas les moyens de louer un bureau, ni de payer les services de comptables, secrétaires, etc.

Les partenaires

GEFED Association est une asbl qui regroupe des jeunes de la région de Koudougou, dont le but est de promouvoir le développement économique et la sensibilisation des jeunes aux problèmes d’environnement, et en particulier à celui de la désertification.

Le but final est de permettre aux jeunes d’envisager un avenir sur place dans les villages sans être forcés de migrer vers les centres urbains. Plus d'infos sur www.gefedbf.com/

ASMADE est une ONG burkinabé qui a pour objectif d’aider les organisations de base à traduire leurs préoccupations en projets réalistes pour participer à la lutte contre la pauvreté. Au quotidien, ils œuvrent pour la promotion des droits sociaux comme la santé, l’éducation, l’accès à l’eau, etc. en faveur des populations les plus démunies. Plus d'infos sur www.ongasmade.org/

L’ONG belge Défi Belgique Afrique (DBA) est également un partenaire précieux dans la réalisation de notre projet au Burkina Faso. Plus d'infos sur www.ongdba.org/